jeudi 16 juillet 2009
vendredi 10 juillet 2009
Yerevats!
Tel Noe quand son Arche s'est echouee au sommet du Mont Ararat (photo), c est le cri que j'ai pousse (Yerevats: "c'est apparu!") en entrant hier dans la ville si souvent revee mais jamais visitee.
Je n' ai a vrai dire pas doute un seul instant de mon succes car j'etais convaicu que les tracas passagers (le coup d'etat iranien, la saturation de mon passeport, la lethargie des services consulaires francais) ne pouvaient rien contre la marche ineluctable de l'Histoire. Au contraire, les obstacles n'ont fait que decupler le plaisir et la satisfaction de gagner la Terre Promise!
Comme prevu, le plan que mon cerveau de fin stratege avait elabore en cas d'echec des relations diplomatiques franco-lettones baptise "Plan Georgie" ou "Plan G" a fonctionne a merveille. En effet, apres avoir fait les frais une fois de plus les frais de l'incompetence des services consulaires des petits pays en Lettonie, j'ai decide de privilegier une entree en Armenie avec un passeport plein via la Georgie par la route plutot qu'en vol direct depuis Riga, en misant sur la souplesse et la corruptibilite de mes compatriotes a la frontiere terrestre.
J'ai donc atterri a Tbilissi, capitale du seul pays du Caucase a ne pas exiger de "visa-timbre"ni d'argent. Apres une nuit passee sur place, je suis parti des l'aube en bus pour Yerevan, a 7h de route. Au bout de 2h, le passage de frontiere m'a quand meme provoque quelques sueurs froides. Les services d'immigration georgiens ont hesite a me laisser sortir et m'ont affirme que les autorites armeniennes ne me feraient de toute facon pas rentrer. Je suis parvinu a les convaincre en usant de tous mes arguments: vol de retour deja prevu, dernier pays de mon voyage asiatique, sejour de seulement 6 jours, origines armeniennes, retrouvailles avec la famille... Tout y est passe et c'est passe!
Restait a passer l'immigration armenienne, ultime etape (video). Je tenais deja bien prete ma liasse de dollars , bien decide a convertir les fonctionnaires recalcitrants. Ces derniers, meme s ils ont paru sceptiques quelques secondes qui m'ont paru une eternite, ont fini par coller le precieux sesame en maugreant dans ma douce langue d'origine a laquelle je ne comprends strictement rien, sans meme me demander le moindre dollar en plus que ceux du visa. Le Jardin d'Eden s'ouvre enfin a moi! La terre de mes aieux me tend les bras! Le Feu Sacre ne m'a donc jamais quitte!
Il ne me reste plus desormais qu'a attendre la Sagrada Familia qui arrive demain, en contemplant le Mont Ararat. Une fois reunis, nous pourrons enfin baiser le sol de la Mere Patrie et celebrer comme il se doit l anniversaire surprise du padre avec 6 mois de retard.
J'ai une pensee pour Guillaume que les troubles en Iran puis mes deboires diplomatiques ont contraint a tirer un trait definitif sur nos vacances ensemble...
Aussi difficile cela soit-il a faire, je pense deja a gerer l'"apres-Yerevan" de facon a prouver qu'il y a bien une vie apres l'Armenie. Cet avenir s'annonce radieux puisqu'apres un passage par Paris du 15 au 20 juillet, je repars pour l'Amerique du Sud en attaquant par le plat de resistance: Colombia avec Raf et Nico Decker! Mes dates approximatives sont donc:
21/07-25/08: Colombie
25/08-08/09: Equateur
08/09-09/10: Perou-Bolivie
09/10-11/11: Chili-Argentine
PS: j'ai transfere les photos de la Lettonie, qui tombent un peu, j'en suis conscient comme un cheveu dans le borsch. Le visionnage est pour une fois facultatif: http://picasaweb.google.com/ndarkanian
J'ai ausi le temps d'ajouter au blog quelques videos (cf mails precedents).
samedi 4 juillet 2009
Tadjikistan mis a jour!
Grace a mon retour en Europe (Riga, Lettonie), j'ai enfin reussi a transferer les photos de la fin de la Chine et surtout du Tadjikistan sur (comme d'habitude): http://picasaweb.google.com/ndarkanian
J'ai aussi ajoute une video du vol Brian Air Khorog-Douchanbe a la fin du mail: 'Thanks for flying with Brian Air".
J'aurai des nouvelles concretes de l'ambassade sur mon avenir des lundi.
J'ai aussi ajoute une video du vol Brian Air Khorog-Douchanbe a la fin du mail: 'Thanks for flying with Brian Air".
J'aurai des nouvelles concretes de l'ambassade sur mon avenir des lundi.
jeudi 2 juillet 2009
Mon grand voyage en Iran ou de l'importance d'etre a la page
Pour une fois, je donnerai raison a mon pere qui a pour coutume de dire: 'En voyage, il n'y a pas d'aventure mais que des mesaventures'.
Lundi, la veille de mon depart pour l'Iran, je rencontre un Italien qui en revient tout juste et qui m'en parle avec des etoiles des yeux. Il me rassure definitivement et me conforte dans l'idee d'y rester au moins quelques jours, a condition d'eviter Teheran.
Le jour du grand depart pour Teheran arrive enfin. J'empaquette mes petites affaires et passe par l'ambassade d'Iran de Douchanbe ou ils n'ont toujours pas recu mon visa qui m pourtant ete accorde en faisant appel a distance a une agence anglaise. Tant pis, des visas touristiques de 2 semaines sont de toute facon delivres a l aeroport de Teheran pour 60$.
Apres un vol de Tajikistan Airlines (rachete a Brian Air) sans encombre, je me rends aux services des visas de l'aeroport. Les officiels des services consulaires s'emparent de mon passeport et de ma fiche de renseignements dument remplie. Un quart d'heure plus tard, l'officiel moustachu me rappelle et me signale qu'il veut bien coller le timbre du visa sur mon passeport mais que celui-ci, delivre en 2003,est a court de page disponible... Je feuillette mon passeport qui est effectivement constelle de tampons et auto-collants divers, ce dont je ne suis pas peu fier. Or le sticker iranien necessite manifestement une pleine page . Je leur propose de le coller par-dessus ma douzaine de tampons Republique Dominicaine de mon epoque Air France: refus. Sur l'avant-derniere page reservee a mes futurs marmots et qui n est pas pres de servir: nouveau refus. Par dessus mon visa americain, le Grand Satan, qui date d'il y a 6 ans: encore un refus... Je lui demande alors: "What are the other options?". "Go back to Tajikistan!". Je souris. Il reste de marbre et appelle un gros barbu charge de m'escorter manu militari jusqu'a la porte d'embarquement pour revenir par le meme avion que celui par lequel je suis venu. Apres m'etre defait assez rapidement de mon sourire, je proteste mais sans la meme vehemence qu'a Tampa, craignant un peu plus les geoles de Teheran que de Hillsborough. Il s'absente pour recuperer mon sac a dos et le renvoyer vers Douchanbe et revient pour en faire de meme avec moi, non sans m'avoir demande les 175 euros du billet de retour que je paie a l'entree de l'avion.
Je pense toucher le fond de la piscine quand a mon retour a Douchanbe, apres avoir ete contraint de payer un nouveau visa (35 euros) et sous pretexte que ma photo est legerement decollee et ma barbe legerement developpee, je perds une demi-heure a expliquer aux services d'immigration que je ne suis pas un soldat afghan... Mes deux repas a 8000m d altitude se chiffrent donc a 385 euros. Je savais que le perlerinage ne serait pas de tout repos mais pas a ce point la.
Encore et toujours a Douchanbe (photo) ou je suis condamne a errer, je passe hier a l'ambassade de France fraichement inauguree ou le conseil m'explique que n'ayant pas encore de section consulaire, il ne peut rien faire mais me suggere de prendre un vol pour Istanbul ou Riga qui disposent en principe de toute la structure necessaire pour me venir en aide. J ai choisi Riga (Lettonie) ou le vol est paradoxalement moins cher et plus tot (samedi), qui appartient a l'UE (ce que je ne souhaite pas de sitot a la Turquie) et qui a des vols directs pour Yerevan.
A suivre la semaine prochaine...
Lundi, la veille de mon depart pour l'Iran, je rencontre un Italien qui en revient tout juste et qui m'en parle avec des etoiles des yeux. Il me rassure definitivement et me conforte dans l'idee d'y rester au moins quelques jours, a condition d'eviter Teheran.
Le jour du grand depart pour Teheran arrive enfin. J'empaquette mes petites affaires et passe par l'ambassade d'Iran de Douchanbe ou ils n'ont toujours pas recu mon visa qui m pourtant ete accorde en faisant appel a distance a une agence anglaise. Tant pis, des visas touristiques de 2 semaines sont de toute facon delivres a l aeroport de Teheran pour 60$.
Apres un vol de Tajikistan Airlines (rachete a Brian Air) sans encombre, je me rends aux services des visas de l'aeroport. Les officiels des services consulaires s'emparent de mon passeport et de ma fiche de renseignements dument remplie. Un quart d'heure plus tard, l'officiel moustachu me rappelle et me signale qu'il veut bien coller le timbre du visa sur mon passeport mais que celui-ci, delivre en 2003,est a court de page disponible... Je feuillette mon passeport qui est effectivement constelle de tampons et auto-collants divers, ce dont je ne suis pas peu fier. Or le sticker iranien necessite manifestement une pleine page . Je leur propose de le coller par-dessus ma douzaine de tampons Republique Dominicaine de mon epoque Air France: refus. Sur l'avant-derniere page reservee a mes futurs marmots et qui n est pas pres de servir: nouveau refus. Par dessus mon visa americain, le Grand Satan, qui date d'il y a 6 ans: encore un refus... Je lui demande alors: "What are the other options?". "Go back to Tajikistan!". Je souris. Il reste de marbre et appelle un gros barbu charge de m'escorter manu militari jusqu'a la porte d'embarquement pour revenir par le meme avion que celui par lequel je suis venu. Apres m'etre defait assez rapidement de mon sourire, je proteste mais sans la meme vehemence qu'a Tampa, craignant un peu plus les geoles de Teheran que de Hillsborough. Il s'absente pour recuperer mon sac a dos et le renvoyer vers Douchanbe et revient pour en faire de meme avec moi, non sans m'avoir demande les 175 euros du billet de retour que je paie a l'entree de l'avion.
Je pense toucher le fond de la piscine quand a mon retour a Douchanbe, apres avoir ete contraint de payer un nouveau visa (35 euros) et sous pretexte que ma photo est legerement decollee et ma barbe legerement developpee, je perds une demi-heure a expliquer aux services d'immigration que je ne suis pas un soldat afghan... Mes deux repas a 8000m d altitude se chiffrent donc a 385 euros. Je savais que le perlerinage ne serait pas de tout repos mais pas a ce point la.
Encore et toujours a Douchanbe (photo) ou je suis condamne a errer, je passe hier a l'ambassade de France fraichement inauguree ou le conseil m'explique que n'ayant pas encore de section consulaire, il ne peut rien faire mais me suggere de prendre un vol pour Istanbul ou Riga qui disposent en principe de toute la structure necessaire pour me venir en aide. J ai choisi Riga (Lettonie) ou le vol est paradoxalement moins cher et plus tot (samedi), qui appartient a l'UE (ce que je ne souhaite pas de sitot a la Turquie) et qui a des vols directs pour Yerevan.
A suivre la semaine prochaine...
Thanks for flying with Brian Air!
Cinq jours plus tard, je tente depuis la chaine de montagnes du Pamir ( a l'est du pays, cf photo+ 2eme video) de regagner Khorog dans le centre du pays d'ou je peux prendre l avion pour Douchanbe ( a l'ouest), a condition d'arriver dans la matinee. Je suis donc au petit matin sur le bord de la route a faire du stop, ce qui m a plutot bien reussi depuis le debut de la semaine. Helas, la conspiration turco-chinoise frappe a nouveau: pas un seul cammionneur chinois, empruntant en principe la route du Pamir quotidiennement,ne passe ce matin-la. Je suis oblige de prendre un taxi improvise en catastrophe sans meme etre sur, vu les 24h de route qui m attendent depuis Khorog, d'arriver a temps a Douchanbe pour mon vol pour... l'Iran ou je retrouve a priori Guillaume.
J arrive vers midi a Khorog et tente un passage desespere par l'aerodrome pour voir si un improbable avion n'a pas ete exceptionnellement affrete dans l apres-midi. Le hall (la salle plutot) de l'aeroport est desert. Restent un etranger et son interprete. Le 1er m'explique qu'il est journaliste pour le Sunday Times, qu il rentre de 2 semaines dans le Corridor de Wakhan en Afghanistan apres un mois en Afrique et qu'il tient absolument a attraper son vol pour Londres demain matin afin de profiter de son fils de 6 mois et de sa femme. La seule solution qu'il lui reste, tout comme a moi, est desormais l avion. Les autorites de l'aeroport lui ont explique que le vol quotidien du matin etait deja parti. Devant notre insistance et grace aux relations de l interprete, arrive ce qui n arrive que dans ce genre de pays: le directeur de l aeroport nous assure de faire son possible et revient en nous disant que les vols obeissent a la loi de l'offre et de la demande et qu ils ne font pas voler l avion si au moins 12 places sur les 14 que compte l'appareil ne sont pas vendues. Or a part Brian (le journaliste britannique) et moi, seuls 2 autres passagers potentiels se sont presentes depuis mon arrivee. Il manque donc 8 clients...
Brian, qui manifestement tient vraiment a revoir sa progeniture avant de repartir en reportage, propose alors tout simplement d acheter les 8 places restantes en plus de la sienne: soit 720$ a 80$ la place... Il finit donc par payer un aller-simple de vol de 45mn au prix d un aller retour Paris-New York.
Deux heures plus tard, "Brian Air" m'offre le vol de ma vie (voir video ci-dessous) au-dessus des montagnes d' Afghanistan dans un avion aux 3/4 vide, ce qui permet de passer d'un hublot a l'autre pour nous voir froler les parois rocheuses et enneigees.
J arrive a Douchanbe a 18h avec 19h d'avance sur mon depart pour l Iran. Effare, j'apprends le soir meme que Guillaume, victime pendant mon absence d'un lavage de cerveau de la part des medias, ne part plus. Je tergiverse et apres reflexion reporte mon vol au mardi 30 juin, en me disant que si le climat est vraiment electrique, je prendrai le 1er bus pour la frontiere armenienne.
mercredi 1 juillet 2009
Chasse a l homme dans la Vallee de Wakhan
Le Xinijang m a tellement plu que j y suis reste plus longtemps que prevu, "mordant" ainsi sur la periode couverte par mon visa tadjik. Resultat: a mon arrivee a Douchanbe, il ne me reste plus que 5 jours de visa. La procedure d extension de ce visa me contraint a rester une petite semaine dans la moins excitante des capitales de mon voyage.
J arrive finalement a la quitter pour la Vallee de Wakhan (photo ci-contre), dans la Zone autonome du Badakhchan, le long de la frontiere afghane le dimanche matin. Apres 11 controles de police (je les ai comptes) et 26h de piste sur la banquette arriere (donc perpendiculaire a la route) d une "jeep partagee" par 12 passagers pour 7 places, coince entre les bagages des passagers de devant, la bouteille thermos remplie d eau brulante et a l equilibre instable pour le bebe en face de moi et mon voisin s assoupissant systematiquement sur mon epaule, j arrive le lendemain apres-midi a Langar (2800m) sans avoir une seule fois faibli d une paupiere.
Je decide d aller me ballader dans les villages aux alentours pour me degourdir les jambes et finis par tomber sur une famille qui m invite a diner. Ne pouvant refuser, malgre le repas prevu dans ma guesthouse, je penetre chez eux et deguste ces delicieux pains accompagnes de yaourt qui feront le bonheur de mon transit intestinal pendant les 7 prochains jours. A la fin du repas, je les quitte non sans regret et arrivent deux petits jeunes, la vingtaine a peine sonnee qui me proposent de m accompagner jusqu a Langar a pied. Au cours du trajet, je m apercois que mes deux cadets semblent de plus en plus nerveux et que l un deux jette des coups d oeil furtifs a la doublure de sa veste. Leurs positions respectives de facon a me tenir toujours entre eux deux ( l un a gauche et l autre a droite, ou l un devant et l autre derriere) me met un peu mal a l aise. Ils lancent des regards de tous cotes et multiplient les messes basses (en tadjik en plus...). Quand on se retrouve seuls sur la route ou passe une voiture toutes les 2h, j ai un mauvais pressentiment et leur stress devient communicatif. Je prends mon courage a deux mains en prenant mes jambes a mon cou ( ce qui vous en conviendrez releve d une gymnastique assez difficile). Je leur dire en me retournant que je vais etre en retard pour diner (ce qui est vrai ) en leur montrant la montre que je n ai pas. Grace a l effet de surprise et sans doute a une pointe de vitesse hors du commun, j arrive a les distancer et ils abandonnent assez vite, craignant surtout d etre decouverts. Je ne saurai jamais ce qu ils cachaient dans leur doublure: probablement un kalashnikov ou un lance-roquettes afghan. Je rentre a la guesthouse ou je me fais rosser a cause de mon retard. Mais notre langue commune est tellement pauvre qu il est impossible de leur expliquer ce qui m est arrive. N est pas le Mime Marceau qui veut...
J arrive finalement a la quitter pour la Vallee de Wakhan (photo ci-contre), dans la Zone autonome du Badakhchan, le long de la frontiere afghane le dimanche matin. Apres 11 controles de police (je les ai comptes) et 26h de piste sur la banquette arriere (donc perpendiculaire a la route) d une "jeep partagee" par 12 passagers pour 7 places, coince entre les bagages des passagers de devant, la bouteille thermos remplie d eau brulante et a l equilibre instable pour le bebe en face de moi et mon voisin s assoupissant systematiquement sur mon epaule, j arrive le lendemain apres-midi a Langar (2800m) sans avoir une seule fois faibli d une paupiere.
Je decide d aller me ballader dans les villages aux alentours pour me degourdir les jambes et finis par tomber sur une famille qui m invite a diner. Ne pouvant refuser, malgre le repas prevu dans ma guesthouse, je penetre chez eux et deguste ces delicieux pains accompagnes de yaourt qui feront le bonheur de mon transit intestinal pendant les 7 prochains jours. A la fin du repas, je les quitte non sans regret et arrivent deux petits jeunes, la vingtaine a peine sonnee qui me proposent de m accompagner jusqu a Langar a pied. Au cours du trajet, je m apercois que mes deux cadets semblent de plus en plus nerveux et que l un deux jette des coups d oeil furtifs a la doublure de sa veste. Leurs positions respectives de facon a me tenir toujours entre eux deux ( l un a gauche et l autre a droite, ou l un devant et l autre derriere) me met un peu mal a l aise. Ils lancent des regards de tous cotes et multiplient les messes basses (en tadjik en plus...). Quand on se retrouve seuls sur la route ou passe une voiture toutes les 2h, j ai un mauvais pressentiment et leur stress devient communicatif. Je prends mon courage a deux mains en prenant mes jambes a mon cou ( ce qui vous en conviendrez releve d une gymnastique assez difficile). Je leur dire en me retournant que je vais etre en retard pour diner (ce qui est vrai ) en leur montrant la montre que je n ai pas. Grace a l effet de surprise et sans doute a une pointe de vitesse hors du commun, j arrive a les distancer et ils abandonnent assez vite, craignant surtout d etre decouverts. Je ne saurai jamais ce qu ils cachaient dans leur doublure: probablement un kalashnikov ou un lance-roquettes afghan. Je rentre a la guesthouse ou je me fais rosser a cause de mon retard. Mais notre langue commune est tellement pauvre qu il est impossible de leur expliquer ce qui m est arrive. N est pas le Mime Marceau qui veut...
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