dimanche 13 décembre 2009

L'argent fait parfois le bonheur

Après trois semaines au Pérou, j'arrive à La Paz où je retrouve Thomas qui a réussi à boucler sa connexion à Miami en moins de sept heures, ce qui relève de l'exploit vu son passif de de criminel multi-récidiviste. En tant qu'ex-compagnon de cellule et bientôt résident de la Belle Province, je ne pense pas être capable d'en faire autant lors de mes éventuels voyages chez mon futur voisin. Les services d'immigration ont un peu bronché en apprenant que sa destination finale n'était autre que le premier producteur de coca au monde mais ont fini par le laisser passer.

Les quinze jours qui suivent sont presque autant de records du monde. Le premier week-end passé dans la capitale la plus haute du monde (3800m) est l'occasion de voir l'équipe nationale de foot affronter un Brésil presque aussi apathique que l'équipe de France au niveau de la mer. Score final: 2-1 pour la Bolivie.




Record suivant avec la route la plus dangereuse du monde dite "Ruta de la Muerte" (cf vidéo) qui d'après nous ne serait pas ce qu'elle est si elle n'était pas descendue à vélo via l'agence la moins chère de La Paz. Qu'est ce qu'une vie après tout quand on peut économiser 30€ par tête? On décide donc de se débarasser du superflu à savoir la sécurité et le résultat est assez édifiant. Le guide commence par arriver en retard en nous expliquant que les vélos n'avaient pas pu être révisés ce matin à la suite d'un cas de force majeur: le mécanicien s'est collé une marmule tellement monumentale la veille qu'il n'a pas pu se lever. Que répondre face à un argument aussi implacable? Il n'est naturellement pas question un seul instant de protection pour dévaler les 70km de piste cabossée à flanc de montagne. La descente des 3600m de dénivelé (de 4800m à 1200m) se chiffre pour Thomas à 6 changements de vélo pour causes diverses et variées: freins défectueux (quand il y en a), chaîne qui lache, roue voilée, le tout sur un sentier parfois étroit de trois mètres et au bord d'un précipice de 500m. Le guide consciencieux et rigoureux ne manque pas de nous expliquer le nom donné à chaque virage: celui-ci a été baptisé virage français car deux cyclistes y ont fait une chute mortelle, celui-là le virage des Brésiliens car un car de Brasilos y a péri dans des souffrances atroces. Bizarrement, on refuse la photo devant le virage français. Avec 300 morts par an, la route est constellée de croix chrétiennes...


On poursuit avec l'Illimani, le plus haut sommet de Bolivie (6500m) avant de partir pour Sucre et de cocher le record suivant: le passage par Potosi, la ville la plus haut du monde (4100m).



La traversée du Salar de Uyuni (photos ci-dessus) se termine par l'ascension du Licancabur (photo ci-contre) qui contient le lac le plus haut du monde (6000m).
Enfin, le retour en bus de nuit de Uyuni à La Paz est certainement la consécration de tous les efforts consentis. Le bus part vers 20h, chargé de locaux et de touristes, dont un groupe de jackies comme seul notre beau pays sait en produire: une dizaine de quinqua beuglant des chansons de colo sans se soucier de leurs voisins autochtones, encouragée dans leur betise par le rire hystérique d'une de leurs membres. A 22h, le bus s'arrête, bloqué par un camion ensablé en travers de la route. Le chauffeur du camion refuse de vider son chargement pour alléger son véhicule et tenter de le dégager. Celui du bus à l'air bien décidé à ne prendre aucune décision... Au bout d'une heure de tergiversations, Thomas sonne le glas de la révolte et nous descendons avec une poignée d'autres touristos pour vider la benne de ses 5 tonnes de minerai d'argent. La colo de jackies est restée terrée au fond du car et est soudain à court de chansons. On passe donc une heure à décharger une soixantaine de sacs de sable de 40kg chacun en pleine nuit et quand le camion arrive en face, le notre est suffisamment léger pour être treuillé et nous laisser la voie libre. Les résistants de la dernière heure boliviens qui jusque là se contentaient de nous regarder nous casser le dos se joignent alors à nous pour pousser le camion tous en coeur. La route est enfin dégagée et nous regagnons la capitale le lendemain matin, des étoiles d'argent plein la tête.

Les photos de Bolivie et d'Argentine sont sur: http://picasaweb.google.com/ndarkanian

lundi 16 novembre 2009

Half the World Away


Suite à une multiplication de coups du sort (carte mémoire véroléé, appareil photo ensablé puis perdu, bug généralisé sur picasa), j'ai été plutôt avare en nouvelles et photos. De retour auprès des miens dans la plus belle ville du monde, j'ai enfin réussi à faire face à cet acharnement du destin.

Les photos d'Equateur, où j'ai caressé en même temps les deux hémisphères quasi-parfaites de notre belle Terre, sont sur: http://picasaweb.google.com/ndarkanian

Celles du Pérou y figurent aussi mais manqueront à tout jamais celles du Machu Picchu, perdues avec mon appareil photo de remplacement sur la Route de la Mort en Bolivie. Une raison de plus pour y retourner un jour...

Suivront la Bolivie et l'Argentine très prochainement.

La vidéo suivante vous aidera un peu à comprendre comment j'ai pu casser mon appareil photo:



Le coup de la panne péruvien:

mardi 8 septembre 2009

Chronique d'un succès annoncé


"Colombia: el unico riesgo es que te quieras quedar" (Colombie: le seul risque c'est que tu veuilles y rester), la campagne de communication de l'office du tourisme colombien nous avait prévenus. Jamais en effet autant de superlatifs ne s´étaient donné rendez-vous dans un seul et même pays.

J' ai passé la première semaine á Mompos (autoproclamée "région des oranges sucrées et des belles femmes") puis a Cartagene a faire du kite-surf a ma facon, c'est á dire juste le temps de m'ouvrir l'arriere du crâne avec ma planche, dont je ne suis decidement pas le meilleur ami, ce qui m'a couté une soirée aux urgences et trois points de suture. J'ai surtout profité des ces premiers jours pour savourer le manuscrit de "De l'infini, un tout petit peu" d'un certain Pierre Darkanian, dont vous n'avez pas fini d'entendre parler (je devance ainsi les journalistes littéraires dans l'utilisation de jeux de mots douteux) et qui est une merveille de créativite, de lucidité, d'humour et de poésie. J'espère donc qu'aux millions de lecteurs auxquels ce roman est promis viendra s'ajouter mon modeste millier de visiteurs quotidiens. N´hésitez pas cependant avant qu'il soit disponible dans toutes les bonnes librairies á me faire part de vos contacts étroits avec les maisons d'édition "qui comptent".

Les deux semaines suivantes en compagnie des deux Decker (Raf et Nico) appartiennent desormais a l'Histoire tant elles furent jalonnées de rencontres improbables et de paysages aussi splendides que variés. Des rencontres comme celle de Gilbert, un Francais qui vit en Robinson avec sa femme colombienne a Playa Blanca et qui exigeait de son neveu et son copain qu'ils lisent tous les jours quelques pages de la Bible avant d'avoir le droit de se fumer des petards... Des paysages comme ceux de la Cite Perdue, dont le trek en principe prevu sur 6 jours ("pour montagnards aguerris" dixit Le Petit Fute) a ete bouclé en 3, grâce au rythme infernal imprimé par un guide au nom predestiné: Castro, qui ne se retourne que quand sa journée de marche de 10h est terminee. Le baptême du feu en matiere de trek de Raf et Nico s'est plutot rapproché du bizutage et a parfois même failli virer au rappatriement (ref video2).

L'auteur de "De l'infini..." a ensuite remplace nos 2 trekkeurs pour une nouvelle quinzaine cette fois-ci dans la Zona Cafetera puis la Cote Caraibe, avec un passage par Medellin oú nous avons éte accueillis comme des princes par une famille franco-colombienne dans un superbe appartement construit a la grande époque de Pablo Escobar pour "El Patron" et ses hommes de main. Comment ne pas citer aussi la halte obligatoire a Santa Marta, ou nous nous sommes prosternes devant la statue de Carlos Valderrama dit "El Pibe", qui est a la Colombie ce qu'est Jacek Ziober a la Pologne?

Pierrot est reparti a son tour, et j'ai continué seul vers Cali avec notamment une visite culturelle du centre commercial Chipichape, surnomme a juste titre "Silicon Valley" par les locaux. J'ai aussi fait du parapente dans la region, dans des conditions de sécurité optimales, comme en atteste la video postee (1).

Je suis depuis une petite semaine en Equateur et j 'ai eu beacoup de mal a quitter Quito, dont je publierai les fotos incessamment sous peu. "Mientras tanto", j'ai transfëré celles de la fin de la Colombie, comme le veut la coutume, sur: http://picasaweb.google.com/ndarkanian




dimanche 23 août 2009

LOCOmbia!!!


Saludos,


Les fotos de mon 1er mois en Colombie sont sur: http://picasaweb.google.com/ndarkanian

Les commentaires et videos suivront muy pronto.


Hasta luego

jeudi 16 juillet 2009

vendredi 10 juillet 2009

Yerevats!



Tel Noe quand son Arche s'est echouee au sommet du Mont Ararat (photo), c est le cri que j'ai pousse (Yerevats: "c'est apparu!") en entrant hier dans la ville si souvent revee mais jamais visitee.


Je n' ai a vrai dire pas doute un seul instant de mon succes car j'etais convaicu que les tracas passagers (le coup d'etat iranien, la saturation de mon passeport, la lethargie des services consulaires francais) ne pouvaient rien contre la marche ineluctable de l'Histoire. Au contraire, les obstacles n'ont fait que decupler le plaisir et la satisfaction de gagner la Terre Promise!


Comme prevu, le plan que mon cerveau de fin stratege avait elabore en cas d'echec des relations diplomatiques franco-lettones baptise "Plan Georgie" ou "Plan G" a fonctionne a merveille. En effet, apres avoir fait les frais une fois de plus les frais de l'incompetence des services consulaires des petits pays en Lettonie, j'ai decide de privilegier une entree en Armenie avec un passeport plein via la Georgie par la route plutot qu'en vol direct depuis Riga, en misant sur la souplesse et la corruptibilite de mes compatriotes a la frontiere terrestre.

J'ai donc atterri a Tbilissi, capitale du seul pays du Caucase a ne pas exiger de "visa-timbre"ni d'argent. Apres une nuit passee sur place, je suis parti des l'aube en bus pour Yerevan, a 7h de route. Au bout de 2h, le passage de frontiere m'a quand meme provoque quelques sueurs froides. Les services d'immigration georgiens ont hesite a me laisser sortir et m'ont affirme que les autorites armeniennes ne me feraient de toute facon pas rentrer. Je suis parvinu a les convaincre en usant de tous mes arguments: vol de retour deja prevu, dernier pays de mon voyage asiatique, sejour de seulement 6 jours, origines armeniennes, retrouvailles avec la famille... Tout y est passe et c'est passe!

Restait a passer l'immigration armenienne, ultime etape (video). Je tenais deja bien prete ma liasse de dollars , bien decide a convertir les fonctionnaires recalcitrants. Ces derniers, meme s ils ont paru sceptiques quelques secondes qui m'ont paru une eternite, ont fini par coller le precieux sesame en maugreant dans ma douce langue d'origine a laquelle je ne comprends strictement rien, sans meme me demander le moindre dollar en plus que ceux du visa. Le Jardin d'Eden s'ouvre enfin a moi! La terre de mes aieux me tend les bras! Le Feu Sacre ne m'a donc jamais quitte!
Il ne me reste plus desormais qu'a attendre la Sagrada Familia qui arrive demain, en contemplant le Mont Ararat. Une fois reunis, nous pourrons enfin baiser le sol de la Mere Patrie et celebrer comme il se doit l anniversaire surprise du padre avec 6 mois de retard.
J'ai une pensee pour Guillaume que les troubles en Iran puis mes deboires diplomatiques ont contraint a tirer un trait definitif sur nos vacances ensemble...
Aussi difficile cela soit-il a faire, je pense deja a gerer l'"apres-Yerevan" de facon a prouver qu'il y a bien une vie apres l'Armenie. Cet avenir s'annonce radieux puisqu'apres un passage par Paris du 15 au 20 juillet, je repars pour l'Amerique du Sud en attaquant par le plat de resistance: Colombia avec Raf et Nico Decker! Mes dates approximatives sont donc:
21/07-25/08: Colombie
25/08-08/09: Equateur
08/09-09/10: Perou-Bolivie
09/10-11/11: Chili-Argentine


PS: j'ai transfere les photos de la Lettonie, qui tombent un peu, j'en suis conscient comme un cheveu dans le borsch. Le visionnage est pour une fois facultatif: http://picasaweb.google.com/ndarkanian
J'ai ausi le temps d'ajouter au blog quelques videos (cf mails precedents).


samedi 4 juillet 2009

Tadjikistan mis a jour!

Grace a mon retour en Europe (Riga, Lettonie), j'ai enfin reussi a transferer les photos de la fin de la Chine et surtout du Tadjikistan sur (comme d'habitude): http://picasaweb.google.com/ndarkanian
J'ai aussi ajoute une video du vol Brian Air Khorog-Douchanbe a la fin du mail: 'Thanks for flying with Brian Air".
J'aurai des nouvelles concretes de l'ambassade sur mon avenir des lundi.

jeudi 2 juillet 2009

Mon grand voyage en Iran ou de l'importance d'etre a la page


Pour une fois, je donnerai raison a mon pere qui a pour coutume de dire: 'En voyage, il n'y a pas d'aventure mais que des mesaventures'.
Lundi, la veille de mon depart pour l'Iran, je rencontre un Italien qui en revient tout juste et qui m'en parle avec des etoiles des yeux. Il me rassure definitivement et me conforte dans l'idee d'y rester au moins quelques jours, a condition d'eviter Teheran.
Le jour du grand depart pour Teheran arrive enfin. J'empaquette mes petites affaires et passe par l'ambassade d'Iran de Douchanbe ou ils n'ont toujours pas recu mon visa qui m pourtant ete accorde en faisant appel a distance a une agence anglaise. Tant pis, des visas touristiques de 2 semaines sont de toute facon delivres a l aeroport de Teheran pour 60$.
Apres un vol de Tajikistan Airlines (rachete a Brian Air) sans encombre, je me rends aux services des visas de l'aeroport. Les officiels des services consulaires s'emparent de mon passeport et de ma fiche de renseignements dument remplie. Un quart d'heure plus tard, l'officiel moustachu me rappelle et me signale qu'il veut bien coller le timbre du visa sur mon passeport mais que celui-ci, delivre en 2003,est a court de page disponible... Je feuillette mon passeport qui est effectivement constelle de tampons et auto-collants divers, ce dont je ne suis pas peu fier. Or le sticker iranien necessite manifestement une pleine page . Je leur propose de le coller par-dessus ma douzaine de tampons Republique Dominicaine de mon epoque Air France: refus. Sur l'avant-derniere page reservee a mes futurs marmots et qui n est pas pres de servir: nouveau refus. Par dessus mon visa americain, le Grand Satan, qui date d'il y a 6 ans: encore un refus... Je lui demande alors: "What are the other options?". "Go back to Tajikistan!". Je souris. Il reste de marbre et appelle un gros barbu charge de m'escorter manu militari jusqu'a la porte d'embarquement pour revenir par le meme avion que celui par lequel je suis venu. Apres m'etre defait assez rapidement de mon sourire, je proteste mais sans la meme vehemence qu'a Tampa, craignant un peu plus les geoles de Teheran que de Hillsborough. Il s'absente pour recuperer mon sac a dos et le renvoyer vers Douchanbe et revient pour en faire de meme avec moi, non sans m'avoir demande les 175 euros du billet de retour que je paie a l'entree de l'avion.
Je pense toucher le fond de la piscine quand a mon retour a Douchanbe, apres avoir ete contraint de payer un nouveau visa (35 euros) et sous pretexte que ma photo est legerement decollee et ma barbe legerement developpee, je perds une demi-heure a expliquer aux services d'immigration que je ne suis pas un soldat afghan... Mes deux repas a 8000m d altitude se chiffrent donc a 385 euros. Je savais que le perlerinage ne serait pas de tout repos mais pas a ce point la.
Encore et toujours a Douchanbe (photo) ou je suis condamne a errer, je passe hier a l'ambassade de France fraichement inauguree ou le conseil m'explique que n'ayant pas encore de section consulaire, il ne peut rien faire mais me suggere de prendre un vol pour Istanbul ou Riga qui disposent en principe de toute la structure necessaire pour me venir en aide. J ai choisi Riga (Lettonie) ou le vol est paradoxalement moins cher et plus tot (samedi), qui appartient a l'UE (ce que je ne souhaite pas de sitot a la Turquie) et qui a des vols directs pour Yerevan.
A suivre la semaine prochaine...


Thanks for flying with Brian Air!


Cinq jours plus tard, je tente depuis la chaine de montagnes du Pamir ( a l'est du pays, cf photo+ 2eme video) de regagner Khorog dans le centre du pays d'ou je peux prendre l avion pour Douchanbe ( a l'ouest), a condition d'arriver dans la matinee. Je suis donc au petit matin sur le bord de la route a faire du stop, ce qui m a plutot bien reussi depuis le debut de la semaine. Helas, la conspiration turco-chinoise frappe a nouveau: pas un seul cammionneur chinois, empruntant en principe la route du Pamir quotidiennement,ne passe ce matin-la. Je suis oblige de prendre un taxi improvise en catastrophe sans meme etre sur, vu les 24h de route qui m attendent depuis Khorog, d'arriver a temps a Douchanbe pour mon vol pour... l'Iran ou je retrouve a priori Guillaume.



J arrive vers midi a Khorog et tente un passage desespere par l'aerodrome pour voir si un improbable avion n'a pas ete exceptionnellement affrete dans l apres-midi. Le hall (la salle plutot) de l'aeroport est desert. Restent un etranger et son interprete. Le 1er m'explique qu'il est journaliste pour le Sunday Times, qu il rentre de 2 semaines dans le Corridor de Wakhan en Afghanistan apres un mois en Afrique et qu'il tient absolument a attraper son vol pour Londres demain matin afin de profiter de son fils de 6 mois et de sa femme. La seule solution qu'il lui reste, tout comme a moi, est desormais l avion. Les autorites de l'aeroport lui ont explique que le vol quotidien du matin etait deja parti. Devant notre insistance et grace aux relations de l interprete, arrive ce qui n arrive que dans ce genre de pays: le directeur de l aeroport nous assure de faire son possible et revient en nous disant que les vols obeissent a la loi de l'offre et de la demande et qu ils ne font pas voler l avion si au moins 12 places sur les 14 que compte l'appareil ne sont pas vendues. Or a part Brian (le journaliste britannique) et moi, seuls 2 autres passagers potentiels se sont presentes depuis mon arrivee. Il manque donc 8 clients...
Brian, qui manifestement tient vraiment a revoir sa progeniture avant de repartir en reportage, propose alors tout simplement d acheter les 8 places restantes en plus de la sienne: soit 720$ a 80$ la place... Il finit donc par payer un aller-simple de vol de 45mn au prix d un aller retour Paris-New York.

Deux heures plus tard, "Brian Air" m'offre le vol de ma vie (voir video ci-dessous) au-dessus des montagnes d' Afghanistan dans un avion aux 3/4 vide, ce qui permet de passer d'un hublot a l'autre pour nous voir froler les parois rocheuses et enneigees.

J arrive a Douchanbe a 18h avec 19h d'avance sur mon depart pour l Iran. Effare, j'apprends le soir meme que Guillaume, victime pendant mon absence d'un lavage de cerveau de la part des medias, ne part plus. Je tergiverse et apres reflexion reporte mon vol au mardi 30 juin, en me disant que si le climat est vraiment electrique, je prendrai le 1er bus pour la frontiere armenienne.



mercredi 1 juillet 2009

Chasse a l homme dans la Vallee de Wakhan


Le Xinijang m a tellement plu que j y suis reste plus longtemps que prevu, "mordant" ainsi sur la periode couverte par mon visa tadjik. Resultat: a mon arrivee a Douchanbe, il ne me reste plus que 5 jours de visa. La procedure d extension de ce visa me contraint a rester une petite semaine dans la moins excitante des capitales de mon voyage.

J arrive finalement a la quitter pour la Vallee de Wakhan (photo ci-contre), dans la Zone autonome du Badakhchan, le long de la frontiere afghane le dimanche matin. Apres 11 controles de police (je les ai comptes) et 26h de piste sur la banquette arriere (donc perpendiculaire a la route) d une "jeep partagee" par 12 passagers pour 7 places, coince entre les bagages des passagers de devant, la bouteille thermos remplie d eau brulante et a l equilibre instable pour le bebe en face de moi et mon voisin s assoupissant systematiquement sur mon epaule, j arrive le lendemain apres-midi a Langar (2800m) sans avoir une seule fois faibli d une paupiere.

Je decide d aller me ballader dans les villages aux alentours pour me degourdir les jambes et finis par tomber sur une famille qui m invite a diner. Ne pouvant refuser, malgre le repas prevu dans ma guesthouse, je penetre chez eux et deguste ces delicieux pains accompagnes de yaourt qui feront le bonheur de mon transit intestinal pendant les 7 prochains jours. A la fin du repas, je les quitte non sans regret et arrivent deux petits jeunes, la vingtaine a peine sonnee qui me proposent de m accompagner jusqu a Langar a pied. Au cours du trajet, je m apercois que mes deux cadets semblent de plus en plus nerveux et que l un deux jette des coups d oeil furtifs a la doublure de sa veste. Leurs positions respectives de facon a me tenir toujours entre eux deux ( l un a gauche et l autre a droite, ou l un devant et l autre derriere) me met un peu mal a l aise. Ils lancent des regards de tous cotes et multiplient les messes basses (en tadjik en plus...). Quand on se retrouve seuls sur la route ou passe une voiture toutes les 2h, j ai un mauvais pressentiment et leur stress devient communicatif. Je prends mon courage a deux mains en prenant mes jambes a mon cou ( ce qui vous en conviendrez releve d une gymnastique assez difficile). Je leur dire en me retournant que je vais etre en retard pour diner (ce qui est vrai ) en leur montrant la montre que je n ai pas. Grace a l effet de surprise et sans doute a une pointe de vitesse hors du commun, j arrive a les distancer et ils abandonnent assez vite, craignant surtout d etre decouverts. Je ne saurai jamais ce qu ils cachaient dans leur doublure: probablement un kalashnikov ou un lance-roquettes afghan. Je rentre a la guesthouse ou je me fais rosser a cause de mon retard. Mais notre langue commune est tellement pauvre qu il est impossible de leur expliquer ce qui m est arrive. N est pas le Mime Marceau qui veut...

mardi 16 juin 2009

Liberte cherie!


Ayant ete musele par le gouvernement chinois pendant mes 10 jours dans le Xinijang (photo et video du Lac Karakul), je retrouve enfin a Douchanbe ma liberte d' expression via mon acces au blog. Mise a part cette censure, je garde un souvenir exceptionnel (peut-etre le meilleur) de ce trop court sejour dans cette province qui fut une parfaite introduction a l Asie Centrale et la Route de la Soie. La video du Chinois me chantant un air d'opera russe au marche d'Urumqi en est la parfaire illustration. Et je n' ecris pas cela uniquement parce que je suis encore suivi par les sbires de Pekin. Les fotos sont sur http://www.picasaweb.google.com/ndarkanian
Je reste au Tadjikistan jusqu au 27-28 juin, date du depart pour l' Iran ou je retrouve l' ami Guigui pour 2 semaines d' echauffourees dans les rues de Teheran! J'espere cependant ne pas etre a nouveau prive ma liberte de blamer.
Plus je vais vers l'ouest (Go west!), plus les gens me ressemblent: le Caucasien que je suis se sent presque deja chez lui!
Papa, Maman (re-bon annif!), je me porte on ne peut mieux. Je n'ai toujours pas attrappe la malaria, la syphilis ni la moindre petite turista alors que je mange a peu pres tout ce qui me tombe sous le pied. J'ai juste perdu quelques kilos non pas parce que je ne me sustante pas assez (bien au contraire) mais tout simplement car je marche quotidiennement un peu plus que pour aller de mon bureau en salle de reunion. N'en deplaise a Dr Guigui, je defie chaque jour un peu plus les lois de l ophtalmologie en mettant mes lentilles a rude epreuve et pas le moindre glaucome en vue.

Batches


Yangon, capitale de la mode


Le passage de la Thailande au Myanmar est comme un voyage dans le temps, un retour 50 ans en arriere. Pourtant, c est peut etre le peuple le plus fier de son pays que j ai pu connaitre. Par un vieux reflexe anticolonialiste face aux Anglais, la junte a decide il y a 15 ans que les voitures ne circuleraient plus a gauche. Mais comme depuis 20 ans, le pays n importe plus de voiture, c est sans doute le seul endroit au monde ou on roule a droite avec le volant...a droite. Autrement dit, visibilite totalement nulle pour le chauffeur lors des depassements ce qui ajoute encore un peu de piment aux pistes de montagne.
Je quitte rapidement l enfer urbain de Yangon et ses 40 degres (une bonne preparation a l Iran en juillet) pour le Lac Inle a 300km au nord de la capitale soit...16h de route. Au depart du bus, je fais la connaissance de la seule etrangere: une Slovaque qui hesite entre ses deux voies de predilection: la meditation ou le couvent. Autant vous dire que ce furent 16h de grosse deconnade.
A l arrivee, trek de 2 jours jusqu a Kalaw et une nuit magique dans un monastere avec les chants des jeunes novices en guise de reveil matin sur les coups de 5h. Tout au long de l excursion, mon guide, le placide Phyone Cho, s ecrie: "Oh! My Buddha!" comme d aucuns diraient "Oh! Mon Dieu!" et moi "Oh! Putain!".
Mais le Myanmar ne serait pas tout a fait ce qu il est sans les mysterieux "fashion shows" que prosposent les rares boites du pays et que nous avait recommandees un Neo-Zelandais (pas Ian, un autre). Ainsi, pour notre dernier soir dans le pays, Andreas (un Allemand) et moi, decidons de feter dignement notre depart en decouvrant la nightlife de Yangon. A 21h30, nous sortons. A 22h, plus la moindre petite gargotte d ouverte. Pas un quidam dans les rues. Nous prenons un taxi et confions au chauffeur la difficile mission de nous trouver un bar en mesure d apaiser notre gosier. Le proprietaire de la Toyota Corolla 1986 (modele qui represente a peu pres 80% du parc automobile national) arrive a nous degotter la perle rare a la peripherie de la ville. Le bar est sur le point de fermer mais on tombe sur 2 Birmans, types Indiens, qui nous invitent a leur table: Assim, petit, affable et anglophone et Hamib, un colosse en debardeur laissant apparaitre des traces de brulures multiples. Ahmed a vite fait de nous traduire (Hamib ne parlant que le birman) qu il convient d appeler son ami "Mister Hamib", puisque c est ainsi que tout le monde l appelle et le repecte. D ailleurs, il est connu comme le loup blanc du tout-Yangon et a ses entrees un peu partout. Assim vend des hardwares sur la capitale et Mr Hamib est manager d une boite specialisee dans la confection et le recyclage de bouteilles d eau minerale(!!!). Mais ce soir, ni Assim ni M. Hamib n ont vraiment envie d eau minerale. Ils nous proposent d aller a la meilleure boite sur la capitale: le I.Q.! Mister H prend le volant d un 4*4 local qu il a paye a prix d or et nous conduit jusqu au club en manquant d ecraser 3 pietons et de s encastrer dans le parking.
A l interieur, une fois assis, Assim me jette une fille dans les bras en me disant: "Just for friendship". N etant pas specialement en manque d amis, je m eclipse vers la piste de danse avec l Allemand sur fond d Ace of Base. Pour ne point deroger a la regle d asie du Sud-Est, la zone grouille de filles cherchant se a lier d amitie pour quelque menue monnaie. Quant a M. Hamib, il reste a la lisiere du dancefloor, hermetique au beat endiable de Happy Nation et utilise comme technique d approche l empoignade violente de toute fille passant dans son perimetre, ce qui a le don de les terroriser.
Un peu las du spectacle, nous decidons de descendre dans la partie pub de la boite, ou (d apres nos guides qui ne nous en disent pas plus) se deroulent les defiles tant desires. Faisant face a une vingtaine de tables ou sont assis les clients, des locales par groupe de 10 defilent a la chaine sur une estrade. Elles sont grandes, minces, petites, rondouillardes... il n y a manifestement pas de fil directeur ni de theme pour cette saison. Si je devais malgre tout en choisir un, je placerais la collection sous le signe de la Grande Depression ou du Spleen parce qu elles defilent comme on monte a l echafaud. A la fin de chaque show (d environ 2 minutes), une fille voire plusieurs se voi(en)t decerner un collier de fleurs. On demande a nos 2 hotes ce que tout ca signifie: la laureate se doit d aller rejoindre le client qui lui a offert les fleurs a 5$ et de converser avec lui. S il ne lui plait pas, elle est libre de rentrer chez elle. S il a passe l examen de passage, elle lui fixe son tarif pour la nuit. S il lui plait beaucoup, elle peut choisir de lui "offrir" la nuit.
On assiste a cette collection hiver pendant une bonne heure, ponctuee par les huees et les pouces vers le bas de nos deux empereurs peu sensibles a cette nouvelle ligne.
Nous rentrons finalement a la guesthouse, conduits par Hamib (pardon, Mr Hamib) dont la facon de piloter me rappelle etrangement celle de ma chere maman quand elle avait encore le courage (ou plutot la temerite) de prendre le volant. Quelle bonne nuit je vais passer...


Un témoignage vidéo du défilé avant de me faire censurer:

mercredi 3 juin 2009

Bangkok Dangerous

Suite et fin de la Thailande avec le retour de l archipel de Ko Chang sur Bamgkok en bus de nuit le vendredi 8 mai. Arrivee le samedi a 4h du matin en centre-ville pour un vol vers Yangon a 7h15. A ma descente de bus, je suis le seul etranger et suis interpelle par 3 flics qui me demandent de les suivre. Fort de mon experience de Tampa et de mes presque 30 ans d une vie qui m a rarement epargne, je me montre docile et obtempere. Ils m emmenent au poste de police du teminal de bus et se mettent a inspecter avec minutie tous mom paquetage. Encore dans le coltard le plus profond (j avais pour une fois reussi a fermer l oeil dans le bus), j imagine le pire: et si la conspiration turco-thai avait profite de mon assouppissement? Je vois deja les forces de l ordre sortir devant mes yeux effares 5 kg d herbe fraichement coupee... Je sors mes quelques bahts pour leur prouver que je cede a leur chantage et j aggrave mon cas. Ils empochent mon bakchich et leur prime et je file en detention provisoire. Ardisson monte un "Nicolasthon". SuperSarko, toujours soucieux de detourner pour quelques temps l attention des Francais en cette periode de sinistrose aigue, me rend visite dans ma cellule, fait la connaissance des 2 sodomites et du ladyboy qui me servent de colocs puis part pour Koh Phi Phi avec Carla pour 2 semaines. Son intervention ne fait qu echauffer un peu plus le gouvernement thai qui se braque et decide le 14/11/09, jour de mes 30 ans, de me condamner a la peine capitale. J arpente le couloir de la mort et je rouvre les yeux: ils n ont rien trouve et me laissent partir, fier comme Darkanian d avoir reussi a dejouer le gang de Bangkok...

mardi 2 juin 2009

Job 2 do

Je prends conges de mon Iberique qui s est montree bonne joueuse et retrouve le pere Alexis a Krabi pour un parcours dans les sentiers battus a plate couture. On a joue a Di Caprio et Guillaume Canet sur "The Beach". Pas de Virginie Ledoyen a l horizon mais une horde de British de Southampton, gonfles aux steroides et au houblon, un peu bourrins ("Fuck that shit man!") donc forcement sympas. Rencontre avec le seul occidental qui vit l ile de Maya Bay et qui a la question "where do you come from?" a eu cette reponse formidable, que j avais toujours revee d entendre : "I don t know man...". Sa facilite deconcertante a passer du fou rire au spleen le plus profond, cetainement aide en cela par quelques mets et parfums dont seuls les thais ont le secret.


Retrouvailles avec Zmorda qui a reussi cette fois-ci a monter dans l avion. A peine a-t-elle le temps de poser son sac a dos qu on assiste a un authentique naufrage dans la baie de Koh Phi Phi, a notre retour de la plongee. Les locaux avaient eu l idee brillante de charger comme Exodus un bateau aussi gros qu une boite d allumettes pour faire une sortie snorkelling.


Le reste du sejour est passe a la vitesse de l eclair, rythme par les sons des guitares sans corde qu Alexis trouvait sur notre chemin. Les neons de Patpong, le quartier des filles de joie de Bangkok, avec Zmorda, les splendeurs d Angkor a velo par un soleil assassin, encore avec Zmorda, le dortoir en plein air a 1$ de Siem Reap encore et toujours avec Zmorda.


Ce debut de sejour accompagne fut fantastique. La suite, un peu plus solitaire, l est tout autant. J ai decide de sacrifier le Laos et le Tibet sur l autel du Mynamar et du Nepal.J y reviendrai de toute facon, c est promis.

No man s Thailand

J entame une de ces journees bateau-train-moto-taxi-bus pour la traversee de la frontiere entre la Malaisie et la Thailande et fais la connaissance d une Catalane prenomme Estela, routarde dans l ame, un cote "clocharde magnifique", certains diront plus clocharde que magnifique. Toute heureuse de tomber sur quelqu un maniant la langue de Cervantes a merveille, elle m abreuve de palabres pendant tout le trajet alors que je viens de passer une nuit blanche en Malaisie a l occasion de mon dernier soir. Elle me sort une photo de mes colocs et commence a mes les decrire un par un. C est a ce moment precis qu intrigue par un des visages de la foto (ressemblant a un Hobbit sorti tout droit de la Comte), je lui demande "C est qui lui?" en souriant et en m attendant a ce qu on se paie une bonne tranche de rigolade devant la vision de ce drole. Elle me repond simplement: " C est moi." Je retorque 'Ah mais oui!" tout en constatatant qu il n ya pas la moindre brindille a laquelle se raccrocher a des centaines de kilometres a la ronde. Rien. Le desert. Le vide intersideral...

Photos Myanmar



J ai mis a jour les photos du Myanmar sur picasaweb. Je ne desespere pas d ici la fin du voyage d avoir et les photos et les commentaires a jour...


Malaisie mollo

Je boute les Rosbeefs Fab et Bertrand hors d Indonesie et enchaine sur la Malaisie et Kuala Lumpur pour apprendre que Zmorda a reussi l exploit de rater son vol. Condamne a la solitude un peu prematurement, je pars pour les iles Perhentian sur la cote est du pays, ou je fais la connaissance d un couple a mes yeux ideal a premiere vue. Elle, Napolitaine de 31 ans au caractere bien trempe et lui, Neo-Zelandais de 25 ans, capitaine de son equipe de rugby au corps taille dans la roche, maries depuis 9 mois et voyageant avec leur petite Julia d a peine 3 mois. Les locaux qui adorent particulierement les bebes la couvrent d attention. Tres vite, le tableau s obscurcit. Je passe l apres-midi avec le Kiwi qui vient de se brouiller avec sa Dona sous pretexte qu elle a eu l outrecuidance de ne pas l inviter a partager le bapteme marin de la petiote. Je comprends son courroux. Cela dit, est-ce une raison suffisante pour ponctuer toutes ses phrases d un "Check that chick!" que l on peut traduire litteralement dans la langue de Moliere par 'Mate cette poule!"?
La nuit tombe et il n a toujours pas adresse la parole a son epouse qui va se coucher avec le bebe. On sort sur la plage la plus animee de l ile et au bout de quelques cervoises locales, il me propose d engager la conversation avec 2 voisines d outre Manche et prend le soin avant de passer a l action de fourrer son alliance dans son maillot de bain. Meme si la tentative se revele infructueuse ce soir la , il est determine pour aller les retrouver sur la plage des le lendemain. Celui-ci venant, la reconciliation avec sa femme et surtout la pluie calment ses ardeurs, ce qui ne l empeche pas de s extasier, sa fille dans les bras pendant le coucher de soleil, sur la lune toute en rondeurs de certaines vacancieres. Le lendemain, je quitte l ile et le laisse pas inquiete outre mesure de decouvrir que les petites Anglaises ont decide de changer de plage et de s installer dans notre guesthouse...
Un peu amer de les abandonner (le couple, pas les Anglaises), je me console convaincu que je serai convie a leurs noces de chene.

Les bouges de Jakarta


La suite du periple, avec Fabien et Bertrand, fut aussi riche en paysages et en rencontres. Le contraste assez saisissant entre l ile de Java et celles a l est (Bali, Lombok, Gili) se traduit tres concretement par le passage d un chaleureux et adorable "Hello Mister" a un odieux et machiavelique 'Hello my friend" ou pire "Hello Bro"...
Bouquet final pour notre premiere et derniere nuit a Jakarta: la boite mentionnee par le tres respectable "Lonely Planet" est infestee de "dark corners" occupes par des filles de petite vertu encadrees elles-memes de facon presque corporate par des rabatteuses et leurs N+2. Les quelques occidentaux presents nous lancent des petits regards complices et entendus de gros degueulasses assumes. On aimerait leur dire qu on est innocent mais c est comme en taule: 'on est tous innocent!". Un Canadien libidineux trouve en la personne de Bertrand un oreille attentive et lui fait part de son mecontentement suite a la prestation d une des masseuses. Bertrand hesite a lui souffler qu il travaille pour une banque canadienne (!!) mais renonce, estimant que ce n est pas tres a propos. Retour a l hotel en taxi non sans un dernier controle de flics qui nous aurait pu nous couter cher si on n avait pas fini l heroine la veille...
Fin de la page Indonesie en apotheose.

vendredi 22 mai 2009

Au-dessus du volcan


Ma 1ere semaine de voyage, a Sumatra, pourrait tenir dans la seule rencontre avec Mitsuo, rapidement appele Maitre Mitsuo, vous comprendrez pourquoi.

Ce venerable nippon, a l age incertain (probablement entre 20 et 107 ans) s est greffe au groupe que je formais avec une bande de jeunes Indonesiens et une Finlandaise dreadlockee pour se lancer de nuit a l assaut de Mont Merapi et ses 3700 m. Le Sage repondait a toutes nos questions, aussi bien ouvetres que fermees par un: "Hmm..." songeur qui en disait long sur l epaisseur et la profondeur su personnage. Plus on s approchait du sommet, plus ses reponses se faisaient laconiques. Il semblait que le terrible secret qu il portait devenait de plus en plus lourd a porter.
Quand enfin sur les coups de 5h du matin, le paysage qui nous entourait passa de vert a lunaire, le visage du Grand Petit Bonhomme s anima et son pas s accelera comme pousse par une force surnaturelle. Tout son corps le portait vers le sommet, comme si le fardeau qui encore 5 mn auparavant contenait tout le poids du monde, avait totalement disparu. Les viols a repetition par son grand-pere depuis l age de 4 ans, les camouflets multiples infliges par les filles, les crachats et les colibets lances par ses camarades de classe etaient passes aux oubliettes.
Leger comme le vent, il parvint le premier sur le cratere a tres exactemnet 5h28, avant le lever du soleil et apres 7h de marche, contempla tout ce petit monde qui s eveilla et poussa un hurlement liberateur si puissant qu on l entendit dans chacune des 3000 iles de l archipel: de Pulau Weh jusqu en Papouasie.

Ce qui explique qu aujourd hui encore personne n a oublie l histoire du Japonais qui, porte par les ailes de la liberte, se hissa au-dessus du volcan.

lundi 4 mai 2009

1ere mise a jour!

Hello,

Mille et une excuses pour avoir ete aussi peu loquace ces derniers temps mais mes compagnons de route pourront en temoigner: ce 1er mois et demi a laisse peu de temps pour prendre son plus beau clavier.
D ailleurs, je ne serai pas aussi complet que Paris-Match et a defaut de vous proposer les poids des mots je me contenterai pour le moment du choc des photos, en attendant des articles beaucoup plus creuses (accent sur le e) tres prochainement.
Vous trouverez donc les photos de nos peregrinations sur:
http://picasaweb.google.com/ndarkanian

Batch

dimanche 22 février 2009

Tous les chemins mènent à Yerevan

Afin de vous épargner les concepts déjà totalement éculés du genre « montourdumonde.com », j’ai opté pour un blog en deux parties. Deux comme le nombre de volets de ce diptyque organisé autour de la plus belle ville du monde ou la perle du Caucase : Erevan la bien nommée !
Le 1er tome de ce voyage initiatique débutera le 23 mars prochain et s’achèvera en effet mi-juillet dans la capitale du berceau de la chrétienté. Cependant, avant de trouver salut et réconfort en foulant la terre de mes ancêtres, il me faudra parcourir un chemin semé d’embûches et jonché d’Ottomans coupeurs de têtes.
Après m’être recueilli sur le sol de mes glorieux aînés, j’espère que la sagesse acquise me permettra d’aborder la partie Amérique Latine (dont je vous communiquerai les dates très prochainement) en toute quiétude et sérénité.
Si je vous détaille l’itinéraire, c’est surtout pour que ma croisade soit aussi la vôtre. Retenez néanmoins que ces dates sont approximatives et que je me réserve le droit de modifier de modifier ce programme si l’envie me prenait par exemple de devenir moine tibétain à Lhassa ou encore proxénète à Bangkok.

batch
nico