jeudi 2 juillet 2009

Thanks for flying with Brian Air!


Cinq jours plus tard, je tente depuis la chaine de montagnes du Pamir ( a l'est du pays, cf photo+ 2eme video) de regagner Khorog dans le centre du pays d'ou je peux prendre l avion pour Douchanbe ( a l'ouest), a condition d'arriver dans la matinee. Je suis donc au petit matin sur le bord de la route a faire du stop, ce qui m a plutot bien reussi depuis le debut de la semaine. Helas, la conspiration turco-chinoise frappe a nouveau: pas un seul cammionneur chinois, empruntant en principe la route du Pamir quotidiennement,ne passe ce matin-la. Je suis oblige de prendre un taxi improvise en catastrophe sans meme etre sur, vu les 24h de route qui m attendent depuis Khorog, d'arriver a temps a Douchanbe pour mon vol pour... l'Iran ou je retrouve a priori Guillaume.



J arrive vers midi a Khorog et tente un passage desespere par l'aerodrome pour voir si un improbable avion n'a pas ete exceptionnellement affrete dans l apres-midi. Le hall (la salle plutot) de l'aeroport est desert. Restent un etranger et son interprete. Le 1er m'explique qu'il est journaliste pour le Sunday Times, qu il rentre de 2 semaines dans le Corridor de Wakhan en Afghanistan apres un mois en Afrique et qu'il tient absolument a attraper son vol pour Londres demain matin afin de profiter de son fils de 6 mois et de sa femme. La seule solution qu'il lui reste, tout comme a moi, est desormais l avion. Les autorites de l'aeroport lui ont explique que le vol quotidien du matin etait deja parti. Devant notre insistance et grace aux relations de l interprete, arrive ce qui n arrive que dans ce genre de pays: le directeur de l aeroport nous assure de faire son possible et revient en nous disant que les vols obeissent a la loi de l'offre et de la demande et qu ils ne font pas voler l avion si au moins 12 places sur les 14 que compte l'appareil ne sont pas vendues. Or a part Brian (le journaliste britannique) et moi, seuls 2 autres passagers potentiels se sont presentes depuis mon arrivee. Il manque donc 8 clients...
Brian, qui manifestement tient vraiment a revoir sa progeniture avant de repartir en reportage, propose alors tout simplement d acheter les 8 places restantes en plus de la sienne: soit 720$ a 80$ la place... Il finit donc par payer un aller-simple de vol de 45mn au prix d un aller retour Paris-New York.

Deux heures plus tard, "Brian Air" m'offre le vol de ma vie (voir video ci-dessous) au-dessus des montagnes d' Afghanistan dans un avion aux 3/4 vide, ce qui permet de passer d'un hublot a l'autre pour nous voir froler les parois rocheuses et enneigees.

J arrive a Douchanbe a 18h avec 19h d'avance sur mon depart pour l Iran. Effare, j'apprends le soir meme que Guillaume, victime pendant mon absence d'un lavage de cerveau de la part des medias, ne part plus. Je tergiverse et apres reflexion reporte mon vol au mardi 30 juin, en me disant que si le climat est vraiment electrique, je prendrai le 1er bus pour la frontiere armenienne.



1 commentaire:

  1. lavage de cerveau non pas par les médias mais bien par les iraniens sur place qui devaient nous accueillir, et qui déconseillaient désormais plus que formellement d'aller en Iran pendant cette période! c'est très différent

    guillaume

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