Pour une fois, je donnerai raison a mon pere qui a pour coutume de dire: 'En voyage, il n'y a pas d'aventure mais que des mesaventures'.
Lundi, la veille de mon depart pour l'Iran, je rencontre un Italien qui en revient tout juste et qui m'en parle avec des etoiles des yeux. Il me rassure definitivement et me conforte dans l'idee d'y rester au moins quelques jours, a condition d'eviter Teheran.
Le jour du grand depart pour Teheran arrive enfin. J'empaquette mes petites affaires et passe par l'ambassade d'Iran de Douchanbe ou ils n'ont toujours pas recu mon visa qui m pourtant ete accorde en faisant appel a distance a une agence anglaise. Tant pis, des visas touristiques de 2 semaines sont de toute facon delivres a l aeroport de Teheran pour 60$.
Apres un vol de Tajikistan Airlines (rachete a Brian Air) sans encombre, je me rends aux services des visas de l'aeroport. Les officiels des services consulaires s'emparent de mon passeport et de ma fiche de renseignements dument remplie. Un quart d'heure plus tard, l'officiel moustachu me rappelle et me signale qu'il veut bien coller le timbre du visa sur mon passeport mais que celui-ci, delivre en 2003,est a court de page disponible... Je feuillette mon passeport qui est effectivement constelle de tampons et auto-collants divers, ce dont je ne suis pas peu fier. Or le sticker iranien necessite manifestement une pleine page . Je leur propose de le coller par-dessus ma douzaine de tampons Republique Dominicaine de mon epoque Air France: refus. Sur l'avant-derniere page reservee a mes futurs marmots et qui n est pas pres de servir: nouveau refus. Par dessus mon visa americain, le Grand Satan, qui date d'il y a 6 ans: encore un refus... Je lui demande alors: "What are the other options?". "Go back to Tajikistan!". Je souris. Il reste de marbre et appelle un gros barbu charge de m'escorter manu militari jusqu'a la porte d'embarquement pour revenir par le meme avion que celui par lequel je suis venu. Apres m'etre defait assez rapidement de mon sourire, je proteste mais sans la meme vehemence qu'a Tampa, craignant un peu plus les geoles de Teheran que de Hillsborough. Il s'absente pour recuperer mon sac a dos et le renvoyer vers Douchanbe et revient pour en faire de meme avec moi, non sans m'avoir demande les 175 euros du billet de retour que je paie a l'entree de l'avion.
Je pense toucher le fond de la piscine quand a mon retour a Douchanbe, apres avoir ete contraint de payer un nouveau visa (35 euros) et sous pretexte que ma photo est legerement decollee et ma barbe legerement developpee, je perds une demi-heure a expliquer aux services d'immigration que je ne suis pas un soldat afghan... Mes deux repas a 8000m d altitude se chiffrent donc a 385 euros. Je savais que le perlerinage ne serait pas de tout repos mais pas a ce point la.
Encore et toujours a Douchanbe (photo) ou je suis condamne a errer, je passe hier a l'ambassade de France fraichement inauguree ou le conseil m'explique que n'ayant pas encore de section consulaire, il ne peut rien faire mais me suggere de prendre un vol pour Istanbul ou Riga qui disposent en principe de toute la structure necessaire pour me venir en aide. J ai choisi Riga (Lettonie) ou le vol est paradoxalement moins cher et plus tot (samedi), qui appartient a l'UE (ce que je ne souhaite pas de sitot a la Turquie) et qui a des vols directs pour Yerevan.
A suivre la semaine prochaine...
Lundi, la veille de mon depart pour l'Iran, je rencontre un Italien qui en revient tout juste et qui m'en parle avec des etoiles des yeux. Il me rassure definitivement et me conforte dans l'idee d'y rester au moins quelques jours, a condition d'eviter Teheran.
Le jour du grand depart pour Teheran arrive enfin. J'empaquette mes petites affaires et passe par l'ambassade d'Iran de Douchanbe ou ils n'ont toujours pas recu mon visa qui m pourtant ete accorde en faisant appel a distance a une agence anglaise. Tant pis, des visas touristiques de 2 semaines sont de toute facon delivres a l aeroport de Teheran pour 60$.
Apres un vol de Tajikistan Airlines (rachete a Brian Air) sans encombre, je me rends aux services des visas de l'aeroport. Les officiels des services consulaires s'emparent de mon passeport et de ma fiche de renseignements dument remplie. Un quart d'heure plus tard, l'officiel moustachu me rappelle et me signale qu'il veut bien coller le timbre du visa sur mon passeport mais que celui-ci, delivre en 2003,est a court de page disponible... Je feuillette mon passeport qui est effectivement constelle de tampons et auto-collants divers, ce dont je ne suis pas peu fier. Or le sticker iranien necessite manifestement une pleine page . Je leur propose de le coller par-dessus ma douzaine de tampons Republique Dominicaine de mon epoque Air France: refus. Sur l'avant-derniere page reservee a mes futurs marmots et qui n est pas pres de servir: nouveau refus. Par dessus mon visa americain, le Grand Satan, qui date d'il y a 6 ans: encore un refus... Je lui demande alors: "What are the other options?". "Go back to Tajikistan!". Je souris. Il reste de marbre et appelle un gros barbu charge de m'escorter manu militari jusqu'a la porte d'embarquement pour revenir par le meme avion que celui par lequel je suis venu. Apres m'etre defait assez rapidement de mon sourire, je proteste mais sans la meme vehemence qu'a Tampa, craignant un peu plus les geoles de Teheran que de Hillsborough. Il s'absente pour recuperer mon sac a dos et le renvoyer vers Douchanbe et revient pour en faire de meme avec moi, non sans m'avoir demande les 175 euros du billet de retour que je paie a l'entree de l'avion.
Je pense toucher le fond de la piscine quand a mon retour a Douchanbe, apres avoir ete contraint de payer un nouveau visa (35 euros) et sous pretexte que ma photo est legerement decollee et ma barbe legerement developpee, je perds une demi-heure a expliquer aux services d'immigration que je ne suis pas un soldat afghan... Mes deux repas a 8000m d altitude se chiffrent donc a 385 euros. Je savais que le perlerinage ne serait pas de tout repos mais pas a ce point la.
Encore et toujours a Douchanbe (photo) ou je suis condamne a errer, je passe hier a l'ambassade de France fraichement inauguree ou le conseil m'explique que n'ayant pas encore de section consulaire, il ne peut rien faire mais me suggere de prendre un vol pour Istanbul ou Riga qui disposent en principe de toute la structure necessaire pour me venir en aide. J ai choisi Riga (Lettonie) ou le vol est paradoxalement moins cher et plus tot (samedi), qui appartient a l'UE (ce que je ne souhaite pas de sitot a la Turquie) et qui a des vols directs pour Yerevan.
A suivre la semaine prochaine...
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
RépondreSupprimerEt ben !!! le suspense est à son comble là...
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